Les Paradise Papers ont fait remonter pas mal de requins à la surface. Pour autant, il n'était pas besoin d'aller chercher si loin pour en trouver. A preuve : alors même la loi sur la moralisation de la vie publique n'est pas encore entrée en vigueur, des parlementaires LREM ont déjà trouvé la parade : plutôt que d'embaucher leurs enfants, ils embauchent les enfants des autres. Habile parade qui va bien sûr à l'encontre même du projet de loi, mais qui reste légal. Comme pour les amateurs de paradis fiscaux révélés mis en lumière par les Paradise Papers, ces députés LREM ont su exploiter la faille, le cas auquel la loi n'a pas pensé. Enfin, pas pensé, c'est vite dit. Etant donné que cette loi a été votée par ces mêmes personnes, il est plus probable que ce cas ait été volontairement omis, afin de permettre à nos chers élus de se ménager une porte de sortie, et pouvoir continuer à pratiquer librement le népotisme et la collusion en changeant simplement d'apparence. Comme l'a si bien dit notre cher président : "tout ça, c'est de la poudre de perlimpinpin". Sans doute faisait-il référence à cette loi de moralisation de la vie publique, censée redonner confiance aux citoyens envers les politiques. Le fait que cette loi ait été contournée avant même sa mise en vigueur n'aura finalement fait que susciter plus de défiance et d'écoeurement vis-à-vis de la classe politique !